Je salue en pleine conscience, je déploie mon courage et mon énergie
Dans notre école, Dōng Fāng Hóng Lóng, vous apprenez d’abord à saluer, comme il vous faudra le faire au début et à la fin du cours, lors de l’exécution d’un Quyen, et également avant et après chaque travail en binôme avec votre partenaire.
Un salut se fait avec lenteur, concentration et cérémonie. Il est une marque de respect envers l’autre ou envers l’esprit d’un Quyen. Il constitue également une transition, préparatoire au combat ou retour au calme.
La réunion du poing droit dans la main gauche symbolise « la rencontre du soleil et de la lune ». Le poing fermé représente les forces positives (duong), par extension le soleil, et la paume les forces négatives (am), par extension la lune. Dans l’écriture chinoise, l’idéogramme « soleil » associé à « lune » forme un nouvel idéogramme signifiant « clarté » ou « clairvoyance » (minh).

Le grand salut de début et de fin de cours se pratique après une période de concentration (tinh tam : calmer le cœur et l’esprit), où les Vo-sinh se préparent mentalement à entrer dans le cours et recevoir l’enseignement, ou à le quitter pour retrouver, sereinement, leur vie quotidienne.
Le salut debout (le-dung) se réalise avec la réunion du poing droit et de la main gauche, la main gauche enveloppant le poing droit fermé devant le sternum. Le cœur symbolise le courage et l’esprit (shen), et le plexus solaire l’activité et l’énergie (dantien du milieu). Ce salut peut exceptionnellement se faire debout, dans le cas où le salut à genoux n’est pas possible. Il se traduit par la pensée :
« Je salue en pleine conscience, je déploie mon courage et mon énergie. »
Le salut à genoux est un temps de recueillement obligatoire par lequel tous honorent la mémoire des ancêtres des Arts Martiaux. Il marque notre attachement au passé et à ceux sans qui nous ne pourrions pratiquer aujourd’hui. Dans notre école, chaque pratiquant l’exécute avec respect et conscience, ressentant profondément le sens de cette cérémonie.
